Mon enfant a des problèmes de concentration : que faire ?
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Mis à jour le 11 juin 2026

À la maison, votre enfant ne tient pas en place. Cinq minutes devant un dessin animé et, déjà, il descend du canapé pour s'occuper à autre chose. Lorsque vous commencez une activité avec lui, il se lasse rapidement et a la bougeotte. À l'école, c'est pareil : son enseignant attire votre attention sur son manque de concentration. Alors, est-il simplement étourdi ou souffre-t-il d'un véritable trouble de l'attention ? Voici comment y voir plus clair, à quel moment s'inquiéter, et ce que vous pouvez mettre en place pour aider votre enfant.
Trouble de la concentration : quels sont les signes ?
Un enfant qui ne parvient pas à se concentrer longtemps n'est pas forcément hyperactif et ne souffre pas toujours d'un trouble de l'attention. Avant de tirer des conclusions, observez son comportement, échangez avec son enseignant, puis consultez votre médecin traitant. Parmi les signes qui peuvent signaler un problème de concentration :
- Il ne tient pas en place : il ne reste pas assis longtemps et gigote en permanence
- Le moindre bruit ou mouvement détourne son attention
- Il a du mal à écouter une consigne jusqu'au bout
- Il termine rarement ce qu'il commence
- Désorganisé, il met beaucoup de temps à faire des choses pourtant simples
Il peut aussi avoir tendance à rêvasser et à être souvent dans sa bulle. S'il se montre impulsif, agressif, ou présente des troubles anxio-dépressifs, prenez rendez-vous rapidement avec un pédiatre.
Attention et concentration : est-ce la même chose ?
Non, attention et concentration ne sont pas la même chose. La concentration demande à l'enfant un effort à un moment précis, sur une tâche précise. L'attention est une notion plus large et continue, parfois involontaire. Un enfant inattentif sera souvent distrait par son environnement, oubliera ses affaires, ou aura du mal à suivre une conversation jusqu'au bout.
Le manque d'attention, ou l'étourderie, est courant chez les enfants et reste souvent passager. En revanche, un manque de concentration installé peut signaler une vraie pathologie : le trouble du déficit de l'attention (TDA), parfois associé à de l'hyperactivité (on parle alors de TDAH).
TDA, TDAH : quelle différence ?
Le TDA (trouble du déficit de l'attention) et le TDAH (trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité) sont deux formes du même trouble neurodéveloppemental. Dans le TDA, l'enfant a surtout des difficultés à fixer son attention : il rêvasse, oublie, est lent à exécuter. Dans le TDAH, ces difficultés d'attention s'accompagnent d'une hyperactivité motrice (il ne tient pas en place) et d'une impulsivité (il agit avant de réfléchir, coupe la parole).
D'après l'Assurance Maladie, le TDAH concerne environ 6 % des enfants en France. Seul un professionnel de santé (pédiatre, neuropsychologue ou pédopsychiatre) peut poser un diagnostic, à l'issue d'un bilan complet.
Problème de concentration chez l'enfant : quand s'inquiéter ?
Inutile de paniquer à la première étourderie, surtout si votre enfant est petit. Avant 3 ans, il ne peut pas accorder son attention plus d'une dizaine de minutes. C'est pourquoi il faut régulièrement capter son intérêt avec de nouvelles activités.
À partir de la maternelle, il développe peu à peu sa capacité de concentration. Chaque enfant est unique : entre 3 et 6 ans, certains se concentrent vingt minutes d'affilée, d'autres dix.
À l'école primaire, entre 6 et 10 ans, l'enfant gagne en maturité cérébrale. Un écolier en CP peut normalement se concentrer une trentaine de minutes sur la même tâche, écouter une consigne jusqu'au bout, terminer un exercice, et rester assis jusqu'à la récréation. C'est souvent à ce moment-là que les difficultés se révèlent, parce que l'école demande un effort attentionnel beaucoup plus soutenu qu'en maternelle.
Quand consulter ? Quelques repères :
- Les difficultés durent depuis plus de 6 mois
- Elles se manifestent dans plusieurs contextes (maison, école, activités extra-scolaires)
- Elles ont un impact concret : retards d'apprentissage, conflits réguliers, mal-être de l'enfant
- L'enseignant vous en parle de lui-même
Dans ce cas, commencez par votre médecin traitant ou votre pédiatre, qui pourra vous orienter vers le bon spécialiste : neuropsychologue (pour un bilan attentionnel), pédopsychiatre, orthophoniste si le langage est en jeu.
Pourquoi mon enfant a-t-il du mal à se concentrer ?
Quand un enfant a des troubles de la concentration, la première chose à faire est de ne pas projeter sur lui votre fatigue ou votre frustration. Il ne le fait pas exprès. Et il y a souvent une raison concrète derrière ces difficultés. Les causes les plus fréquentes sont :
- Le manque de sommeil : un enfant qui dort mal ou pas assez ne peut pas se concentrer
- L'exposition aux écrans : télévision, tablette, téléphone, console. Plus l'exposition est précoce et longue, plus l'attention en pâtit
- L'ennui : si l'activité proposée n'est pas adaptée à son âge ou à ses centres d'intérêt, il décroche
- Le stress ou l'anxiété : un enfant préoccupé n'a pas la disponibilité mentale pour se concentrer. Tensions familiales, harcèlement à l'école, changement de vie : tout cela compte
- Des troubles sensoriels non détectés : audition, vue. Toujours à vérifier en premier
- Une hypersensibilité ou des troubles "dys" (dyslexie, dyspraxie, dysphasie)
- Une composante héréditaire : le TDAH a une part génétique reconnue
Détecter la cause tôt change tout, parce que les solutions ne sont pas les mêmes selon ce qu'on cherche à traiter.
Comment améliorer la capacité d'attention de mon enfant ?
Avant tout suivi spécialisé, plusieurs réflexes simples peuvent déjà beaucoup aider votre enfant au quotidien.
Une seule tâche à la fois
Le multitâche est l'ennemi de la concentration, encore plus chez un enfant. Donnez-lui une consigne, attendez qu'elle soit exécutée, passez à la suivante. Parlez lentement, vérifiez qu'il a bien compris en lui demandant de reformuler.
Un environnement calme pour les moments d'effort
Quand il fait ses devoirs ou une activité qui demande de l'attention, éloignez-le des sources de distraction : télévision éteinte, téléphone hors de vue, frères et sœurs occupés ailleurs.
Du sommeil, beaucoup de sommeil
La qualité du sommeil est essentielle au développement de l'enfant et à sa capacité de concentration. Mettez en place un rituel du soir régulier, baissez les lumières, coupez les écrans au moins une heure avant le coucher. Une histoire racontée juste avant de dormir est un excellent rituel d'apaisement.
Des moments d'attention partagée
Lire ensemble, cuisiner, jardiner, jouer à un jeu de société : tout ce qui demande à l'enfant de focaliser son attention en interaction avec vous renforce ses capacités attentionnelles. Mieux vaut 15 minutes pleinement avec lui qu'une heure en parallèle.
Et surtout, ne pas dramatiser
Encouragez-le sur ses progrès, valorisez les petits efforts. Un enfant qui se sent jugé sur sa concentration se braque, ce qui aggrave le problème.
📚 Bookinou : un rituel de lecture pour apaiser et concentrer

Bookinou est un lecteur audio sans écran qui permet aux enfants d'écouter des histoires lues avec la voix de leurs proches. Installé dans le rituel du soir, il devient un repère stable et apaisant, sans excitation visuelle, idéal pour aider un enfant facilement distrait à se poser avant le coucher.
Questions fréquentes
À quel âge un enfant peut-il vraiment se concentrer ?
La capacité de concentration suit la maturation du cerveau. En moyenne : 5 à 10 minutes avant 3 ans, 10 à 20 minutes entre 3 et 6 ans, et jusqu'à 30 minutes en élémentaire. Ces durées sont indicatives : chaque enfant a son propre rythme.
Comment savoir si mon enfant a un TDAH ?
Seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic de TDAH, à l'issue d'un bilan qui combine observation, tests neuropsychologiques et entretiens avec les parents et l'enseignant. Si vous avez un doute, parlez-en d'abord à votre médecin traitant, qui pourra vous orienter.
Quels exercices peuvent aider mon enfant à mieux se concentrer ?
Les activités qui sollicitent l'attention en douceur sont les plus efficaces : jeux de mémoire, puzzles, dessin, écoute d'histoires, jeux de société courts. L'idée n'est pas de "muscler" la concentration de manière forcée, mais de proposer régulièrement des moments où l'enfant peut s'engager dans une tâche avec plaisir, sans pression.
Les écrans sont-ils responsables des problèmes de concentration ?
Une exposition importante et précoce aux écrans est aujourd'hui clairement associée à des difficultés attentionnelles. Limiter le temps d'écran, surtout avant 6 ans, et privilégier des activités qui demandent de l'engagement (lecture, jeu libre, manipulation) sont des leviers reconnus pour préserver l'attention de l'enfant.
Les problèmes de concentration de votre enfant ne sont pas une fatalité, mais ils méritent d'être pris au sérieux. Observez, échangez avec son enseignant, consultez si besoin. Soutenez votre enfant sans lui faire porter votre inquiétude : il se sent déjà différent, il a besoin de se sentir compris. Et n'hésitez pas à partager votre expérience avec d'autres parents : vous n'êtes pas seul.

L'histoire commence ici
Bookinou, c'est lecteur de livre qui permet aux enfants d'écouter toutes leurs histoires préférées, lues par la voix de leurs proches.
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