Risques des écrans pour les enfants : frein au développement cognitif

Risques des écrans pour les enfants : frein au développement cognitif
Portables, ordinateurs, tablettes, jeux vidéo, télévision… On ne les compte plus ! Les écrans envahissent notre quotidien et leur consommation abusive a des effets néfastes sur les enfants. Cette surexposition aux nouvelles technologies constitue un frein au développement cognitif. Quels sont les risques ?

L’impact des écrans sur les fonctions cognitives

Un usage abusif des écrans n’est pas sans effet sur le cerveau de nos enfants. Dès 2 ans, les enfants entrent dans une phase d’apprentissage intense ; on dit qu’ils ont l’esprit absorbant. Ils observent et découvrent le monde qui les entoure et apprennent à évoluer en son sein.

Cette période se caractérise par l’éveil des cinq sens : le toucher, la vue, l’odorat, le goût et l’ouïe. Pour développer leurs fonctions cognitives, les petits ont besoin de faire des expériences et des découvertes quotidiennes. Pratiques, sensorielles ou encore artistiques, les différentes activités permettent à l’enfant de développer sa motricité globale et fine, sa capacité de discernement, ses compétences linguistiques ainsi que son attention.

Seulement, les écrans remplacent petit à petit ces activités ludiques et interactives. Avec les nouvelles technologies, l’enfant reste passif et son esprit ne travaille pas ; il est comme en léthargie. L’utilisation récréative des écrans est inquiétante car elle freine le bon développement des fonctions cognitives et les incidences sont nombreuses : échec scolaire, perte du sommeil, troubles du langage et de l’attention, agressivité, et problème psychomoteur.

L'impact des écrans sur les fonctions cognitives

Retard du développement intellectuel

Une utilisation intensive des écrans par les tout-petits et par les enfants agit sur leur intelligence. En effet, l’intelligence est « une activité de l’esprit », comme l’explique Alice Mesnier dans sa thèse L’enfant de 0-6 ans face aux écrans. De 2 à 6 ans, on parle d’ « intelligence préopératoire », qui se caractérise notamment par l’apparition du langage et la faculté de « penser symboliquement » (l’enfant est capable d’imagination et de représentation abstraite).

Comme l’exposition chronique aux écrans influe négativement sur les fonctions cognitives, elle fragilise cette période préparatoire de l’intelligence. L’enfant subit donc des retards importants qui peuvent se manifester par des troubles importants du langage, de la motricité et de l’attention.

Troubles du discernement

Troubles du discernement liés aux écrans

De 2 à 6 ans, l’enfant assimile de nombreuses connaissances et c’est pendant cette période qu’il discerne le vrai du faux. Pourtant, s’il est surexposé aux écrans, un petit ne sait pas faire la différence entre réalité et virtualité. Le passage d’un monde bidimensionnel au monde tridimensionnel n’est pas évident à cet âge-là et l’enfant a donc du mal à faire la part des choses.

Cela peut non seulement entraîner des problèmes de vues (liée à la lumière bleue des écrans) mais également exacerber l’agressivité et la violence de l’enfant, qui ne comprend pas que ce qu’il voit sur sa tablette, son téléphone ou à la télévision n’est pas valable dans la vie courante. Si le mieux est de tout-à-fait limiter l’usage des écrans des petits, une intervention des parents est également nécessaire pour expliquer à l’enfant la frontière entre le virtuel et le réel.

Troubles du langage et de la sociabilité

C’est connu, le langage s’acquiert et se perfectionne avec de l’expérience. Plus le petit entend les autres parler, échanger et s’exprimer, plus il enrichit son vocabulaire et est capable de faire de petites phrases cohérentes. Toutefois, l’usage des écrans ne nécessite pas de dialogues : le temps passé auprès des nouvelles technologies rompt la communication et donc l’apprentissage du langage de l’enfant.

Dans l’article « Les écrans en quelques maux », il est expliqué que l’utilisation intensive des écrans freine l’attention conjointe, c’est-à-dire l’attention collective portée sur le même objet. En effet, lors de l’éducation de l’enfant, les échanges entre parents et petits sont essentiels au bon développement de ces derniers. L’attention conjointe est en outre « un mécanisme cognitif qui catalyse les apprentissages de l’enfant. » ; sans elle, l’enfant ne peut développer son langage.

Troubles du langage et de la sociabilité liés aux écrans

Le manque d’interactions sociales impacte également l’aisance à interagir de l’enfant, qui se renferme peu à peu sur lui-même et ne sait pas comment communiquer avec les autres. Le petit peut très mal le vivre à l’école, en s’isolant, se murant dans le silence ou ayant recours à la violence.

Les écrans sont donc un réel frein au développement cognitifde l’enfant et c’est pourquoi il est important d’en limiter l’usage. Vous pouvez par exemple suivre la règle « 3-6-9-12 » de Serge Tisseron, qui précisait qu’il ne fallait pas plus de dix minutes par jour sur un écran pour les petits, et ce toujours accompagné d’un adulte. N’oubliez pas en outre que les enfants se dirigent naturellement vers les écrans par processus d’imitation ; ils souhaitent faire comme vous. Restreignez donc également votre usage des écrans en compagnie des enfants !

L' équipe Bookinou

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